AvenirSocial - Professionelle Soziale Arbeit Schweiz

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Retour sur la session d'automne des Chambres fédérales

Au-delà des enjeux centraux discutés pendant cette Session parlementaire sur lesquels les médias se sont concentrés, plusieurs objets très importants pour le travail social ont été traités par le Conseil national et le Conseil des Etats.

Morceaux choisis: les Conseiller-e-s nationales se sont tout d'abord prononcé sur la Charte sociale européenne. Une motion déposée par l’UDC T. de Courten demandant au Conseil fédéral de retirer la demande de ratification par la Suisse (alors que ni le Parlement, ni le Conseil fédéral ne se jamais prononcé sur ce sujet) a été acceptée par le Conseil national, et ce malgré les contacts bilatéraux pris avec des parlementaires par AvenirSocial et ses ONG partenaires. Un signal très négatif non seulement pour les droits sociaux, économiques et culturels, mais également pour tous les droits humains en Suisse, alors que ces derniers sont attaqués à différents niveaux.

Le lendemain, le même Conseil national a considérablement durci la réglementation en matière de regroupement familial, l’empêchant par exemple pour les personnes ayant touché des prestations complémentaires. C’est ainsi dans le cadre des débats sur la Loi sur les étrangers que l’on a par exemple entendu de la bouche de la députée R.Pantani (Lega, TI), qui souhaitait combattre des mesures visant à inciter les employeurs à favoriser l’intégration des employé-e-s migrant-e-s, la phrase suivante « der Arbeitsgeber ist nicht ein Sozialarbeiter » (l’employeur n’est pas un assistant social »). Une phrase qui en dit long sur l’image du travail social auprès de certains parlementaires….

"Last but not least", le Conseil national a adopté à 125 voix contre 64 une motion excluant les immigré-e-s originaires des Etats tiers de l’aide sociale durant une période de 3 à 5 ans. Alors même que le même Conseil national a dernièrement refusé de doter la Confédération de compétences en matière d’aide sociale, en jetant aux oubliettes la question d’une loi-cadre nationale sur l’aide sociale. Une décision profondément injuste sur le fond, et sur la forme.

AvenirSocial s’engagera de toutes ses forces (et nous avons toujours besoin de renfort !) pour que le Conseil des Etats fasse preuve de plus de raison lors de la prochaine Session.