AvenirSocial - Professionelle Soziale Arbeit Schweiz

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Réponse d'AvenirSocial à la consultation sur le projet de Loi sur la formation continue

L’avant-projet de loi soumis à consultation ne permet pas, selon AvenirSocial, de concrétiser les buts qu’elle se définit elle-même. Dans un monde du travail en mouvement permanent, la formation continue représente un enjeu de première importance. Les offres sont aujourd’hui nombreuses et il est difficile de trier le bon grain de l’ivraie. Par exemple, insuffisamment d’éléments sont donnés dans l’avant-projet quant aux problèmes de l’information, de l’évaluation de la qualité, de la transparence et de l’accessibilité de l’offre de formation continue dans son ensemble. La loi pourrait sur ce point être plus innovatrice.

La responsabilité individuelle qui est érigée en valeur centrale dans l’avant-projet est certes importante, mais il ne faut pas occulter la responsabilité des employeurs, tant privés, étatiques que du tiers secteur. En ce sens, l’avant-projet de loi ne concrétise pas suffisamment l’encouragement à la formation continue de la part de ces acteurs importants. Il paraît évident que selon les domaines d’activité, là où le niveau de qualification requis à l’exercice d’une activité est bas, il n’apparaît pas dans l’intérêt directs des employeurs d’encourager leur personnel à suivre des cours de formations continues. Ils verraient des charges se reporter sur leurs entreprises. Toutefois, dans l’intérêt général de la société et de l’économie, il importe que tout travailleur puisse continuer à se développer, ainsi, à être plus à même de s’adapter aux réalités changeantes et de mieux réussir à s’adapter aux exigences nouvelles.

AvenirSocial salue tout particulièrement l’intégration dans l’avant-projet de loi, la promotion de l’acquisition des compétences de base chez les adultes. La définition donnée est bonne sachant qu’elle ne se limite pas à la lecture, l’écriture et les mathématiques élémentaires, mais qu’elle comprend également l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et les connaissances des principaux droits et devoirs. Les moyens mis à disposition (pp. 40-41 du rapport explicatif) dans le cadre de cette loi restent largement insuffisants au regard des enjeux liés à cette problématique au sein de la population.