AvenirSocial - Professionelle Soziale Arbeit Schweiz

Choisissez une section
Suisse
Argovie
Bâle Ville et Campagne
Berne
Fribourg
Genève
Grisons
Neuchâtel
Suisse orientale
Soleure
Vaud
Valais
Suisse centrale
Zürich

Votations du 26 novembre

De plus justes allocations familiales !1


En 1991, l'initiative parlementaire Fankhauser demandait une uniformisation des systèmes d'allocation en Suisse. Depuis, des projets se sont succédés sans aboutir à une nouvelle réglementation sur le plan fédéral. Finalement, en mars 2006, un projet de Loi sur les allocations familiales (LAFam) a été adopté par le parlement mais, suite au référendum de l'Union suisse des arts et métiers, le peuple suisse devra se prononcer le 26 novembre prochain et décider de son entrée en vigueur.

Lié au fédéralisme, la Suisse présente aujourd'hui quelques 50 régimes d'allocations familiales différents. Du fait d'une mobilité croissante de la population – lieu de travail souvent sur un canton autre que lieu de vie – et d’une augmentation des temps partiels – un enfant coûte autant, que les parents travaillent à temps partiel ou à temps plein – il paraît nécessaire aujourd'hui d'avoir une loi cadre fédérale sur les allocations familiales pour atteindre une uniformisation. Cette loi pose le principe : un enfant, une allocation et prévoit CHF 200.- pour tout enfant et CHF 250.- pour les jeunes en formation. Ces montants sont à comprendre comme compromis vue que Travail.Suisse exigeait CHF 450.- à l’origine.

AvenirSocial représente les professionnel-le-s du travail social en Suisse. Ceux-ci travaillent souvent avec des familles en difficulté financières. Des études ont relevé le risque de paupérisation des enfants et de leurs familles lié aux charges occasionnées. Par exemple, la quote-part de working poor augmentent considérablement parmi les couples avec enfants2. Les Premiers résultats statistiques de l'aide sociale pour l'ensemble de la Suisse (2006) publiés par l’Office fédéral de la statistique, relèvent quant à eux que ¡les enfants et les jeunes mineurs bénéficiant de prestations d’aide sociale sont surreprésentés parmi les personnes soutenues. De ce fait, cette loi apporterait un soutien clair en faveur des familles en leur offrant un soutien financier quelque soit leur situation. AvenirSocial aurait souhaité que le montant uniformisé soit plus élevé pour mieux décharger les familles en difficulté mais soutient la loi en vue d’une réglementation fédérale.

Pour ces différentes raisons, le comité Suisse d'AvenirSocial recommande à ses membres d'accepter la Loi sur les allocations familiales en votant OUI le 26 novembre prochain.



1Pour de plus amples information :
2Ludwig Gärtner, Yves Flückiger, Problème de l'Etat social : causes, fondements et perspectives, Verlag Rüegger, 2006, Zürich, p. 121